Le destin de l’e-book, ou les paradoxes d’une société postmoderne | Réflexions numériques

See on Scoop.it-thécaires are not dead

Le livre numérique tente de faire cohabiter technologie et culture, et soulève évidemment des réflexions complexes sur les rapports au livre, à la lecture et à la pensée.

Selon le cabinet d’analyse GfK, le marché du livre numérique devrait atteindre 55 millions d’euros en 2015. Forme culturelle hybride, symptomatique des paradoxes d’une société postmoderne constamment innovante et pourtant ancrée dans un passé qu’elle regrette, il tente de faire cohabiter technologie et culture. Et soulève évidemment des réflexions complexes sur les rapports au livre, à la lecture et à la pensée. 

La littérature, la bande dessinée, le cinéma et même les médias placent les nouvelles technologies comme symptôme et emblème d’un phénomène qui tendrait à réduire la place des objets matériels dans les activités humaines. Depuis les années 1990, conformément à ce fantasme (ou à cette vision), nous assistons à la perte croissante de matérialité d’un grand nombre d’objets entourant notre quotidien : la monnaie, les transactions financières, les données, et même l’art. Un phénomène qui bouleverse également  nos industries culturelles, obligeant ses acteurs à réinventer un nouveau marché et à identifier de nouvelles sources de création de valeur.

L’industrie du disque en a été le premier théâtre : l’unité de l’œuvre musicale s’est vue fragmentée de l’album au morceau, les modes de consommation sont devenus plus nomades et plus diversifiés, les majors, les artistes et les filières de distribution classiques se sont vues menacées par le téléchargement légal et illégal, et par cette fameuse « culture du gratuit » inhérente au monde numérique.  Dix ans plus tard, c’est cette fois l’industrie du film qui connaît un sort similaire, via de nombreux services ventant la location de films et de séries dématérialisés, les plateformes d’hébergement de contenus vidéo tels que YouTube ou Dailymotion, et bien entendu les sites de téléchargement illégal et de partage. C’est à présent au tour du secteur de l’édition d’être concerné par la dématérialisation, en la personne du livre.

See on www.presse-citron.net

Devoir de pluralisme en bibliothèque : l’ABF vigilante | Association des Bibliothécaires de France

See on Scoop.it-thécaires are not dead

En mars 2003, le conseil national de l’Association des Bibliothécaires de France a adopté le code de déontologie du bibliothécaire qui, adressé à tous les professionnels des bibliothèques, énonce notamment la nécessité de pluralisme des collections et d’indépendance de la politique d’acquisition.

Au-delà d’une réaction ponctuelle à une situation précise contraire au code de déontologie qui pourrait intervenir dans un équipement, l’ABF tient à rappeler de façon générale certains principes sur lesquels elle restera constamment ferme.

La politique documentaire relève de l’expertise et de la compétence des bibliothécaires qui la formalisent dans une charte et la font valider par leur tutelle, dans le respect des réglementations. Aucune pression politique, religieuse, syndicale ou sociale ne doit être acceptée qui viserait, par quelque moyen que ce soit, à influer sur les acquisitions de la bibliothèque, notamment au détriment d’une pluralité d’opinion nécessaire à l’information des citoyens.

Il est bien évident que le bibliothécaire même, ne serait-ce qu’en vertu de son devoir de neutralité, doit rester impartial dans ses choix et doit pouvoir les motiver en s’appuyant sur une politique documentaire définie. La participation citoyenne, au travers de la formulation de suggestions d’achats ou d’activités que la bibliothèque peut mettre en place, enrichit le fonctionnement de celle-ci. Mais aucune ingérence, notamment politique et même motivée par des questions budgétaires, ne pourra être acceptée lorsqu’elle contredit une démarche scientifique et professionnellement éthique.

See on www.abf.asso.fr

Mission Lescure : des diagnostics utiles, des recommandations à analyser | Association des Bibliothécaires de France

See on Scoop.it-thécaires are not dead

Communiqué de l’IABD :

L’IABD… se félicite de la reconnaissance par la mission Lescure du "tiers secteur" que constituent les bibliothèques, même si l’IABD… ajoute pour sa part les services d’archives et de documentation privés et publics. C’est une avancée très significative par rapport au schéma simplificateur qui n’acceptait que  le secteur marchand des industries culturelles et les échanges non marchands entre particuliers.

Parce que le terme "prêt numérique" repris par le rapport Lescure  ne rend pas compte de la nouveauté du contexte numérique, l’IABD… défend la notion de cession de droit pour usage collectif, notamment par l’intermédiaire des services d’archives, de bibliothèques et de documentation.

L’IABD… souligne l’utilité du diagnostic posé par la mission sur l’offre numérique en bibliothèque : elle affirme sa légitimité pour faciliter l’accès aux œuvres et ressources et leur médiation, et analyse les freins actuels de nature juridique, économique et technique au développement de cette offre.

See on www.abf.asso.fr

Koha à SciencesPo Grenoble : retour d’expérience

See on Scoop.it-thécaires are not dead

Avec le recul d’un projet à plusieurs étapes de déploiement du logiciel Koha à la bibliothèque de SciencesPo Grenoble, son directeur, Marc Sabin, a bien voulu se prêter au jeu habituel des questions-réponses sur Bambou et ainsi nous livrer son retour d’expérience.

Bambou : "Pourquoi la bibliothèque de Sciences-Po Grenoble a-t-elle fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ?"
Marc Sabin : "Nous avons depuis plusieurs années une culture d’usage de logiciels libres. Nos serveurs fonctionnent avec le système d’exploitation Linux, nos sites web avec Apache et nous utilisons des outils libres pour la gestion des études et de la scolarité (Cocktail) ou pour la publication (Spip, WordPress). Les postes clients sont équipés du navigateur Firefox, de la suite bureautique OpenOffice, etc.
Enfin, le centre de documentation de l’IEP est coproducteur de bases de données (mémoires, dossiers de presse, signalement de revues en ligne…) qui fonctionnent aussi avec des solutions libres.
En matière de SIGB pour une bibliothèque de l’enseignement supérieur, le choix de Koha nous semblait une évidence car il permet la gestion des notices Marc, il est compatible avec le Sudoc.

Pourquoi changer de SIGB ? Nous avions 3 catalogues :

See on docmiop.wordpress.com

Ce que le numérique fait au livre (Interview)

See on Scoop.it-thécaires are not dead

Il y a quelques semaines, Alexis Lhour, étudiant en double cursus ITESCIA / Paris 6, m’a posé une série de questions, en vue d’un mémoire qu’il prépare sur les aspects juridiques du livre numérique.

La discussion passe en revue des sujets comme la nature juridique du livre numérique, l’affaire ReLIRE, Google Books, le crowdfunding, le prix unique du livre numérique, la notion d’exception culturelle.

Avec son accord, je publie les réponses sur S.I.Lex sous la forme d’un billet.

See on scinfolex.wordpress.com

Les usagers pas tous convaincus par la "nouvelle" bibliothèque Mériadeck, à Bordeaux | France Bleu

See on Scoop.it-thécaires are not dead

Un espace musique encore trop petit, des CD mal rangés: certains bordelais sont mécontents de la rénovation de leur bibliothèque. La mairie, elle, rappelle que beaucoup de nouveaux moyens ont été mis à leur disposition.

Claudine, devant le rayon DVD de la bibliothèque Mériadeck   © Radio France

"Je ne vois aucune différence"  (01’17")
Le reportage d’Aurore Jarnoux

L’inauguration de la bibliothèque municipale de Mériadeck a eu lieu ce jeudi. Quatre ans ont été nécessaires pour sa rénovation. Ordinateurs, tablettes et musique en libre téléchargement: les nouveautés sont légion. Il faut dire que le chantier a tout de même coûté 15 millions d’euros.

La deuxième bibliothèque de France, hors Paris, peut accueillir jusqu’à 2500 personnes simultanément. Et ne compte pas moins d’un million d’ouvrages répertoriés.

Des visiteurs pas tous conquis

Chaque année, 700 000 personnes franchissent les portes de la bibliothèque municipale. Brigitte en fait partie. En grande amatrice de musique, cette Bordelaise de 33 ans n’est pas convaincue par les rénovations.

See on www.francebleu.fr

Gamins, CSP+, chômeurs : "la bibliothèque de Lyon n’est pas un îlot isolé de la ville"

See on Scoop.it-thécaires are not dead

Tout concepteur de page web est persuadé que dès que sa page sera en accès libre, le public se précipitera et cliquera frénétiquement dans les différentes rubriques. Les concepteurs de portails de bibliothèques et médiathèques ne pensent pas autrement. Observons, par exemple, la page d’accueil du portail de la Bibliothèque municipale de Toulouse. Que voit-on d’abord ? Des informations pratiques, les ressources, les animations, les services en ligne et le moteur de recherche. Remarquez aussi la série d’espaces thématiques à droite. Tous les sites auxquels le portail donne accès sont magnifiquement réalisés. Et pourtant, les statistiques des OPAC (Online public access catalog) comme celles de la bibliothèque de Toulouse montrent que le portail ne constitue pas le point d’entrée majoritaire aux ressources de la Bibliothèque de Toulouse et à ses différents sites.

Mais alors, comment faire pour créer un portail institutionnel qui donne envie d’aller au-delà de la première page et d’entrer dans les contenus ? En fait, comme le souligne Sylvère Mercier sur son blogue Bibliobsession, l’erreur des bibliothèques et de leurs webmestres est fort banale : ils veulent tout rendre accessible dès la page portail, en espérant que tous les contenus seront consultés de manière équitable. Mais on sait que la profusion effraie les visiteurs, qui préfèrent largement se rendre directement sur les sites qu’ils connaissent. Silvère Mercier estime que ces portails mélangent deux fonctions : l’orientation et l’information du visiteur.
See on www.rue89lyon.fr

59e congrès de l’ABF à Lyon du 6 au 8 juin 2013 | Association des Bibliothécaires de France

See on Scoop.it-thécaires | Actualité(s) des Bibliothèques

Le 59e congrès de l’ABF se déroulera
du 6 au 8 juin 2013 au Centre de Congrès de Lyon sur le thème :
La bibliothèque, fabrique du citoyen

Il s’agit de se placer du point de vue de l’usager-citoyen.
Quels sont ses besoins ? Ses pratiques ?
Comment s’informe-t’il et se forme-t’il dans un contexte de crise où, de plus, le numérique a totalement bouleversé la donne ?
Comment influence-t’il en retour le fonctionnement de la bibliothèque et les services qu’elle propose ?

Comment la bibliothèque peut-elle jouer le rôle d’université populaire ?

Préparez votre séjour à Lyon dès maintenant !
Il n’est jamais trop tôt pour réserver son hébergement pour le congrès.
Tout se fait en ligne ici.

Une proposition d’hébergement dans cet hôtel 3 étoiles où nous avons obtenu un tarif préférentiel. L’hôtel des Congrès est situé à 10mn à pied du centre des Congrès en traversant le parc de la Tête d’or.

See on www.abf.asso.fr

Design social : YOUmedia, un laboratoire numérique pour les jeunes de Chicago

See on Scoop.it-thécaires | Espace numérique et autoformation

Le YOUmedia est-il l’avenir de la bibliothèque? Mon collègue, Patrick Lozeau a visité cet espace récemment et a bien voulu partager ses images ainsi qu’un commentaire sur le lieu. C’est l’occasion de poursuivre l’exploration des laboratoires en bibliothèques. Le projet du YOUmedia a reposé sur une approche de design social et participatif impliquant la présence des adolescents dans le processus de la conception. La documentation sur le YOUmedia est abondante, on peut même y trouver le programme et un schéma d’aménagement. En guise d’introduction, je reprends ici les principaux éléments de cette démarche.

See on bibliomancienne.wordpress.com

Offre pédagogique numérique des grands établissements culturels nationaux | BnF | Portail du Gouvernement

See on Scoop.it-thécaires | Espace numérique et autoformation

Rencontre Action culturelle, pédagogie & numérique Marseille – Rencontres de l’ORME / Palais des Congrès – 28 & 29 mars 2013 Session ‘Offre pédagogique numérique des grands établissements culturels nationaux‘ Bibliothèque nationale de France – Françoise…

See on www.gouvernement.fr

Les bibliothèques en mutation

See on Scoop.it-thécaires are not dead

Le 7 avril dernier, sur France Culture,  Frédéric Martel consacrait la seconde partie de son magazine hebdomadaire Soft Power aux bibliothèques 2.0. Des bibliothèques confrontées au numérique, au livre électronique, à un public qui change et à une industrie du livre elle-même en pleine mutation. Comment les bibliothèques réagissent-elles ? Comment s’adaptent-elles ? Comment peuvent-elles survivre face à la déferlante numérique ?

Tour d’horizon synthétique des principales évolutions et problématiques affectant le monde des bibliothèques.

Invités :
Anne Verneuil, présidente de l’Association des Bibliothécaires de France (ABF)
Emilie Garcia-Guillen, bibliothécaire à la bibliothèque Marguerite Yourcenar (Paris 15ème arrondissement).

Principales thématiques abordées :

1) fonctionnement, outils et évolution des missions des bibliothèques
- les automates (RFID) → éloigneraient les bibliothécaires de leur public.
- les centrales d’achats (CVS) → priveraient les bibliothécaires de leur choix dans les acquisitions (listes automatisées de livres).

2) Les bibliothèques et l’accès à Internet (8min44)

3) La bibliothèque dans le maillage territorial
- Interview de la directrice de la BDP de l’Ardèche (15min28)

4) Le prêt des livres électroniques par les bibliothèques (E-lending) (18min55).
- En Grande-Bretagne, 71 % des bibliothèques proposent une offre de livre numérique. Où en est-on en France ?
..
See on sylvierdoc.wordpress.com

Livres numériques et MP3 à la médiathèque | Argentan

See on Scoop.it-thécaires | Actualité(s) des Bibliothèques

La médiathèque du Pays d’Argentan propose deux nouveaux services à ses abonnés l’emprunt de liseuses (ou livres numériques) et de clés USB MP3. (Ouest-France)

See on www.ouest-france.fr

Tablettes, liseuses : les internautes de Télérama se livrent

See on Scoop.it-thécaires are not dead

Les ventes ne décollent pas encore, mais beaucoup d’internautes de “Télérama” sont déjà séduits par le livre numérique. “Télérama” consacre une grande enquête à cette révolution de l’édition.

Vous avez été très nombreux à répondre à notre appel à témoignages sur le livre numérique – nous avons reçu près de 300 réponses sur notre site, sur Facebook ou par mail. Que vous le détestiez ou l’adoriez, le livre du futur ne vous laisse pas indifférent.

See on www.telerama.fr